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Australie : contrôle de la loque américaine par une conduite prophylactique des ruches. Partie 2
mardi 10 octobre 2006
par David
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La traduction de cet article australien a été réalisée par François Servel, membre de la liste Abeilles. Il faut naturellement remettre ce texte dans son contexte géographique (australie / nouvelle zélande) et réglementaire. Il est intéressant car il rassemble un certain nombre de conseils pour prévenir au maximum cette pathologie grave sans médicaments, le problème des résidus d’antibiotiques dans le miel n’ayant pas été encore réglé. La Nouvelle Zélande excelle et fait référence dans ce domaine.

J’ai volontairement scindé ce texte volumineux en deux parties.

 Controle de la maladie

La profession apicole appuie totalement la politique de lutte contre la loque américaine du ministère de l’ "Agriculture Western Australia", particulièrement en ce qui concerne les ruches négligées ou abandonnées.

  • Examen régulier des ruches

Pour maitriser la loque américaine, les apiculteurs doivent régulièrement examiner leurs colonies pour vérifier qu’elles demeurent populeuses et s’assurer que leur équipement n’est pas exposé à d’autres abeilles. Les ruches devraient être examinées toutes les trois semaines, selon la saison et le développement des colonies.

L’examen des ruches inclut une inspection de toutes les entrées de ruches (débris dus à la teigne) ainsi qu’une appréciation des entrées et sorties pour déterminer la force ou la faiblesse des colonies. Une inspection détaillée des colonies faibles doit alors être faite pour s’assurer que la maladie n’est pas présente, que le couvain est sain et que la reine n’est pas bourdonneuse. De plus, une vérification des provisions est effectuée. Une bonne pratique consiste à réduire les entrées des colonies faibles et à oter les hausses inutiles.

  • Déclaration des maladies.

Selon la réglementation apicole en vigueur, les apiculteurs sont tenus de déclarer leurs ruches à l’ "Agriculture Western Australia" et de signaler la présence de maladie à leur inspecteur apicole. Ils doivent aussi signaler dans un délai de 14 jours la vente, la location, ou le déplacement de ruchers ; éradiquer les maladies de leurs ruchers et prendre les mesures pour empêcher l’exposition de matériel ou équipement usagé au pillage des abeilles.

  • Test sur culture de miel

Ce test est un service fourni dans la plupart des états d’Australie. Des échantillons de miel sont envoyés par les apiculteurs et analysés pour chercher la présence de spores de loque américaine. Les résultats de ces analyses servent à guider les apiculteurs pour mesurer le taux d’infestation de leurs ruchers et les inspecteurs pour mettre en place un programme de contrôle. La progression des apiculteurs dans leur effort d’éradiquer la maladie peut être régulièrement suivie par l’inspecteur.

  • Quarantaine

Quand un inspecteur met en évidence qu’un apiculteur a échoué dans son controle de la loque américaine de son rucher ou n’a pas suivi les recommandations officielles, il peut décider la mise en quarantaine selon la Section 17 du Beekeepers Act 1963 (Reg 22, form 8). Un apiculteur frappé par cette mesure n’a pas le droit de récolter des abeilles, des cadres, des produits de ses ruches, ni sortir du matériel, sauf avec l’autorisation de l’inspecteur.

  • Destruction des ruches

Les ruches malades et le matériel contaminé doivent être détruits la nuit pour empêcher le pillage à partir d’autres ruchers. Les entrées sont fermées et les trous bouchés avec des rubans adhésifs, puis l’on verse 500 ml de pétrole sous le couvre cadres. Les ruches doivent être brûlées dans un trou d’au moins 50 cm de profondeur, pour prévenir les souillures de matières contaminées sur sol. Les trous sont rebouchés quand les ruches sont entièrement brûlées. On conseille aux apiculteurs des consulter les arrêtés locaux concernant l’autorisation de faire du feu en campagne.

  • Stérilisation des ruches malades par trempage dans la cire liquide

Dans l’état d’Australie Occidentale, l’apiculteur peut choisir (avec l’accord de son inspecteur apicole) de stériliser les éléments de ruches infectées par trempage dans un bain de cire. Dans ce cas, tous les cadres, abeilles et grilles à reines en plastique sont brulées dans une fosse, et les cendres recouvertes de terre. Le matériel contaminé doit être immédiatement couvert de manière étanche et transporté dans un local dont l’adaptation au stockage et à la stérilisation a été approuvée.

  • Stérilisation par rayonnement gamma

Le matériel contaminé, cadres inclus, peut etre stérilisé par l’exposition à une source de cobalt radioactif. La reine issue d’une ruche malade est encagée, jusqu’à ce que tout le couvain naisse. Les abeilles sont alors tuées, le miel extrait sous la direction d’un inspecteur, puis le matériel acheminé vers une entreprise de désinfection par rayonnement. Le transport de matériel contaminé et de matériel irradié est soumis à réglementation. Les entreprises de désinfection par rayonnement sont situées dans l’est de l’Australie, ce qui rend couteuse l’opération pour les apiculteurs de l’ouest.

 

 

Méthode de prophylaxie pour controler la loque américaine - Principe de la "barrière" prophylactique

 

Dans l’état d’Australie Occidentale, un système de "barrière prophylactique" a été établi au début des années 1980, pour permettre aux apiculteurs de maintenir leur production tout en réduisant le risque de propagation de la loque américaine. Depuis cette époque, on estime que 80 % des exploitations professionnelles utilisent une forme de cette méthode dans leurs ruchers. Beaucoup d’apiculteurs signalent que cette méthode a amélioré l’efficacité de leur travail, avec l’avantage de se savoir protégé contre les graves attaques de cette maladie. Il y a deux méthodes de gestions des ruches.

  1. Les apiculteurs peuvent utiliser des grilles à reines pour confiner le couvain dans le corps de ruche inférieur, en laissant les hausses exemptes de couvain, pour une extraction en miellerie.
  2. Ils n’utilisent pas de grilles à reines, mais extraient leurs récoltes dans des mielleries mobiles dans leurs ruchers.

Chacune des 2 méthodes présente des avantages, mais aussi des risques par rapport au controle des maladies.

1. Ruches avec grilles à reines

L’usage des grilles à reines réduit efficacement le risque de divulgation de la maladie lié à la permutation de matériel et notamment de cadres de couvain, qui peuvent contenir des larves contaminées hautement infectieuses ou des écailles. La grille à reine est utilisée pour isoler la reine et en conséquence le couvain dans le corps inférieur, sous la grille à reine.

Comme le nid à couvain se développe au printemps et que la reine a besoin de plus de place pour pondre, les apiculteurs enlèvent souvent les cadres de rive pleins de miel et placent 2 cadres vides au milieu du couvain. Les cadres de miels sont transférés du corps inférieur à la hausse au-dessus de la grille à reine. Ceci est une bonne méthode à condition de s’assurer que les cadres du corps sont exempts de maladie. Si l’apiculteur n’observe pas bien les cadres, il peut transférer des cadres comportant des écailles, et les replacer, après extraction dans des ruches saines. Le déplacement de cadres de couvain du centre vers les rives a pour conséquences que d’anciens cadres de couvain se trouvent remplis de miel. Si ces cadres de couvains sont exempts de signes de maladies, il n’y a pas beaucoup de risque de propagation quand les cadres sont déplacés au-dessus de la grille à reine.

Le renouvellement des cadres dans le corps réduit le risque de diverses pathologies associées aux vieux cadres sombres. Les ruches avec grilles à reines présentent l’avantage, en cas d’infection, de confiner les éléments les plus infectieux dans le nid à couvain. De telles ruches s’affaibliront plus rapidement et seront vite identifiées comme malades par l’apiculteur, qui prendra les mesures nécessaires.

 

2. Ruches sans grilles à reines

Quand il n’y a pas de grille à reine, la reine peut pondre dans les cadres destinés au miel sans restriction. La ruche réduisant donc sa population plus lentement, l’apiculteur prendra plus de temps à remarquer sa dépopulation et la maladie. Avant la miellée ou après l’extraction, une reine vigoureuse étendra sa ponte dans la première voire la deuxième hausse. Au fur et à mesure de l’avancée de la miellée, les abeilles remplissent de miel, les cellules antérieurement occupées par du couvain désormais éclos. Il en résulte une diminution de la taille du couvain. Ces cadres qui contiennent maintenant du miel sont une source de contamination potentielle, si, après extraction, ils sont remis dans d’autres ruches. Quand les cadres circulent de cette manière, une ruche malade peut recevoir des cadres sains et une ruche saine des cadres contaminés. Et chaque extraction est une nouvelle occasion de propager l’infection.

Il est donc nécessaire d’établir une barrière pour empecher les échanges de cadres de ruche à ruche à l’occasion des récoltes et de l’extraction. (voir extraction, plus loin).

 

>> Constitution des essaims

Il y a de nombreuses façons de constituer des essaims ou de les introduire dans les ruches. Dans la plupart des méthodes, sinon toutes, il est souvent impossible d’éviter le transfert de cadres de ruche à ruche ou de rucher à rucher. Les apiculteurs ont donc besoin de méthodes qui limitent ces échanges de matériel et notamment les cadres. Des notations efficaces devraient être enregistrées pour établir une bonne traçabilité permettant de remonter à la source de la contamination. Numérotation des ruches et essaims, fiches détaillant les opérations peuvent s’avérer utiles. Quand c’est possible, un essaim pris dans une ruche devrait être réintroduit dans cette même ruche afin d’éviter la propagation d’une infection potentielle vers des colonies saines ou des ruchers sains.

Une méthode sure pour éviter ces échanges de cadres consiste simplement à introduire une nouvelle reine (encagée), pour remèrer une colonie faible.

Une autre méthode efficace pour remèrer, consiste à utiliser des plateaux diviseurs. L’essaim est placé au-dessus du nid à couvain, séparé par un de ces plateaux. Quand la nouvelle reine pond, la vieille est éliminée et l’ensemble est réuni avec du papier journal. Ici, aucun transfert de cadres n’intervient et s’il y a maladie latente, elle est confinée à la même colonie. Il est important de remplacer les cadres pris pour constituer l’essaim, par des cires gaufrées, plutôt que par des bâtisses pouvant porter des germes et notamment celles issues de ruches mortes.

De plus, quand on enlève des cadres d’une ruche pour y introduire un essaim, il est recommandé d’oter les plus vieux et les plus sombres, de les emballer de manière étanche et de les détruire. Ainsi, aucun échange de cadres n’a lieu et la barrière prophylactique est maintenue. Peu importe la méthodologie précise, si ce principe de barrière est appliqué et l’enregistrement de tout transfert effectué. Les autres manières, comme la division continuelle des ruches ou des essaims, sans cette méthode de barrière prophylactique, ni la tenue de note sur les transferts de matériels potentiellement contaminant, sans tenir compte des mélanges de cadres au cours de l’extraction, ont toutes favorisé l’apparition de forts taux d’infestation. Il est également très mauvais, quand on introduit un essaim dans une colonie, de récupérer les cadres prélevés pour les mettre dans d’autres ruches ou hausses.

>> Extraction du miel

Une mauvaise organisation de l’extraction du miel développera les infestations croisées à cause de l’échange de hausses et de cadres. La figure 5 (absente malheureusement !)illustre de manière typique, un exemple de propagation de la loque à partir d’une ruche, après chaque extraction. Dans ce cas, l’infestation s’est développée, car l’apiculteur n’a pas créé les conditions de barrière sanitaire, et n’a pas reconnu la maladie assez tot. Un tel taux d’infestation, ici 33 %, est commun, quand règne une mauvaise organisation.

Comment peut-on, grâce à un outil méthodologique, éviter ces hauts niveaux d’infestation ?

L’usage des grilles à reines, comme mentionné plus haut, est un bon moyen de réduire le risque de propagation. Les cadres de couvain, confiné dans le corps inférieur, ne sont jamais enlevés pour être extraits. Pourvu que la colonie soit forte et que les cadres du bas soient vérifiés quand on les déplace vers les corps supérieurs, les risques sont substantiellement réduits. Le risque de propager la loque par permutation de cadres pendant l’extraction est nettement plus bas quand on utilise des grilles à reines. Car les cadres ayant contenu du couvain peuvent héberger des spores en fortes quantités dans les écailles : les cadres de miels n’ayant jamais eu de couvain sont bien plus sûrs d’un point de vue sanitaire. De plus quand on replace des hausses poisseuses sur des ruches, le miel résiduel est peu être utilisé pour nourrir les larves et le nouveau nectar qui arrive diluera les spores présentes, amoindrissant le risque.

La numérotation des ruches de manière à ce que les hausses et les cadres soient retournés à la même ruche est essentielle pour mettre en place la barrière sanitaire et pour les ruchers en quarantaine. Il est facile de numéroter un grand nombre de ruchers avec des pochoirs. La plupart des apiculteurs professionnels d’Australie Occidentale a un système de code coloré pour identifier les ruches. (Voir le paragraphe concernant les couleurs). Ces pratiques peuvent être facilement mises en place pour ceux qui utilisent des mielleries mobiles.

Dans les cas de miellerie en batiment, les hausses vides sont interchangées d’un rucher à l’autre, quand au moment de la récolte les hausses pleines sont remplacées par des hausses venant d’ailleurs. La mise en place d’une barrière sanitaire dans ce type de miellerie requiert un changement dans les méthodes et/ou et les équipements pour atteindre l’objectif fixé. En désoperculant les cadres et en les remettant dans des hausses numérotées avant l’extraction, on s’assure que les cadres et les hausses restent ensemble. Les hausses contenant les cadres désoperculés peuvent directement aller dans l’extracteur. Une fois extraite, la hausse numérotée est remise sur une ruche portant le même numéro mais dans un autre rucher. (Fig. 5) Bien que nécessitant un transfert de hausses entre ruchers, les germes seront contenus dans les ruches portant la meme numérotation.

Dans d’autres mielleries en bâtiment ou de telles pratiques ne peuvent etre organisées, on peut imaginer un système qui assure que tout cadre désoperculé revient dans sa hausse d’origine. On peut y arriver en marquant les têtes de cadres et le champ des hausses avec des couleurs identiques. La partie supérieure de l’extracteur peut également être marquée de couleurs, de manière à ce que les cadres de la section verte reviennent dans la première hausse, ceux de la rouge dans la deuxième et ainsi de suite. Les extracteurs radiaires peuvent être chargés et déchargés de sorte que les cadres reviennent dans leur hausse sans marquer les cadres. Ceci exige qu’il faille placer quelques cadres vide de manière permanente dans l’extracteur, pour qu’il contienne un nombre de cadres correspondant au nombre de hausses extraites en une seule fois.

Exemple : un extracteur 48 cadres comportant 3 cadres vides pourra accueillir 45 cadres, c’est à dire l’équivalent de 5 hausses 9 cadres (5 x 9 =3D 45). En déchargeant l’extracteur en sens inverse, les derniers cadres seront replacés dans la dernière hausse qui se retrouvera en haut de la pile de cinq, jusqu’aux premiers cadres qui se trouveront dans la première hausse elle-même en bas de la pile.

Certaines installations comportent des convoyeurs pour les hausses qui acheminent les hausses vides vers l’extracteur et les cadres déchargés dans leur ordre d’origine retrouvent leur hausse. Au début, cela peut sembler difficile à mettre en oeuvre, mais une fois que cela a été réfléchi, la pratique suit facilement. Un fabricant de matériel apicole d’Australie Occidentale a conçu et réalisé une miellerie adaptée aux exigences du système de barrière sanitaire. Des cadres gaufrés neufs doivent être disponibles pour remplacer ceux qui se cassent ou ceux qui sont jugés trop vieux.

Certains apiculteurs remettent des cadres extraits contenant du couvain operculé, dans des ruches faibles ou ayant de mauvaises reines, afin de les renforcer et de produire autant de miel que les bonnes. Cette pratique peut provoquer de sérieuses apparitions de maladies. Si la reine ne pond pas suffisamment pour maintenir une colonie en état de production, elle devra etre remplacée plutôt que d’être renforcée par ajout de couvain extérieur.

 

>> Manipulations automnales et hivernales

Dans les climats plutôt frais, certains apiculteurs enlèvent la grille à reine au cours de la dernière miellée de la saison pour obtenir 2 corps de couvain. Ceci permet d’obtenir un grand nombre de jeunes abeilles avant l’entrée de l’hiver et aide la colonie hiverner dans de meilleures conditions. Alors que cette pratique puisse être considérée comme une bonne chose d’un certain point de vue, les cadres de couvain situé dans le deuxième corps peuvent être une source de contamination. Les écailles présentent dans ces cadres sont souvent difficiles à voir et sont souvent recouvertes de miel. Elles contribuent à répandre la maladie d’une ruche à l’autre au moment de l’extraction, jusqu’à ce qu’une ruche malade soit trouvée et enlevée. Quand cette méthode est utilisée, il faut s’assurer que les cadres extrait retournent toujours à la même ruche et ne soient jamais interchangés.

L’automne est souvent un moment ou de bonnes reines s’effondrent ou deviennent bourdonneuses, il est donc important avant qu’elles ne meurent de prendre des précautions nécessaires contre le pillage. Déplacer des hausses vides de ces colonies sur les voisines est une mauvaise chose. Il est bien plus sûr d’éliminer les abeilles si la ruche est faible, en obturant l’entrée jusqu’à ce qu’un essaim puisse y être introduit. A moins que les éléments de ruches soient numérotés ou clairement identifiés, le retour de la ruche ou des cadres à l’atelier pour le stockage ou la fumigation, peut provoquer des échanges de matériel et répandre des spores. Une alternative à l’enlèvement des hausses pendant l’automne et l’hiver, pour aider à l’hivernage et lutter contre la fausse teigne, consiste à glisser un épais tapis en plastique entre la hausse vide et le corps.


La fumigation des hausses vides selon ce procédé assure que le matériel n’est pas interchangé, et que les hausses sont disponibles au prochain usage. Quand les hausses sont stockées en chambre froide, il est important qu’elles soient numérotées. Souvent une colonie montre des signes de maladie après l’enlèvement des hausses, et si on ne peut pas retrouver sa ou ses hausses, on risque de transmettre la maladie à des ruches saines.

 

>>L’achat de ruches.

Quand on achète des colonies, il est important de les visiter et de vérifier leur état sanitaire. Contactez l’agent sanitaire le plus proche pour obtenir des renseignements sur l’état sanitaire antérieur du rucher, et en particulier sur les résultats d’analyse. Une fois assurées que les nouvelles ruches sont indemnes de maladie, elles devraient etre isolées d’autres ruches pendant au moins un an pour vérifier qu’aucune maladie latente n’est présente. Souvent les ruches achetées contiennent du vieux miel contenant des spores de loques. N’achetez que de ruches vivantes car il est souvent difficile d’identifier la maladie sur du matériel vide.
Souvent, la tentation d’acheter du matériel vide, d’occasion et bon marché a eu pour conséquence la déclaration d’importants foyers de maladie. Plutot que de contenir la maladie à quelques colonies de son rucher, le vendeur a propagé son équipement contaminant à l’extérieur. Il est important d’éviter l’achat de vieux matériels, en service depuis de nombreuses années. Ils contiennent à cause d’un usage continuel, une accumulation de bactéries et de risques pathologiques. Ils ne sont pas valables pour une apiculture productive.

 

>> Notations par ruchers

Les notations sont très utiles pour l’apiculteur. Elles peuvent enregistrer les dates de floraisons, des conditions de miellée les rendements et autres informations. Noter les dates d’occupation de chaque emplacement peut également se révéler utile pour déterminer la source de l’infection. Il en est de meme quand on fait des essaims, pour garder trace de l’origine du prélèvement d’abeilles et de cadres de couvain.
L’expérience démontre que quand les apiculteurs prennent correctement des notes, les maladies sont plus facilement maitrisées.

 

>>Hygiène

De bonnes conditions d’hygiène sont essentielles pour empêcher ou maîtriser la loque américaine. Comme mentionné plus haut, les deux principales sources d’infection sont le pillage et l’introduction de matériel contaminé par l’apiculteur. Par conséquent, l’hygiène du rucher joue un role important pour réduire l’incidence de la maladie et sa propagation. Tout équipement non utilisé par les abeilles devrait être soumis à la fumigation et fermé de manière étanche. Le dépot des hausses à l’extérieur, pour lutter contre la teigne n’est plus acceptable. Les vieux cadres en attente d’être fondus, devraient être stockés à l’abri du pillage. Les déchets de fonte devraient être enterrés ou incinérés. Après la fonte, les vieux cadres devraient être détruits car la température pour fondre la cire n’est pas suffisamment élevée pour tuer les spores. Il en est de même pour les vieux matériels inutilisables.

Les locaux d’extraction devraient être absolument étanches pour empêcher le pillage. Les pains de cire issus de la fonte devraient aussi rester à l’abri des pillardes. Les ruches faibles ou mortes ont besoin d’intervention rapide éviter le pillage. Les ruchers négligés ou abandonnés devraient être signalés aux agents sanitaires. Le nourrissement avec les opercules poisseux, souvent pratiqué par les petits apiculteurs est très efficace pour donner la maladie. Tout miel ou pollen destiné au nourrissement devrait être désinfecté aux rayonnements ionisants. 

L’organisation de cette méthode de barrière sanitaire est une bonne manière de lutter contre la loque américaine, mais de bonnes conditions générales d’hygiène restent également nécessaires.


 

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